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Crowdlending : zoom sur un investissement en vogue


Article publié le 02/04/2017

Crowdlending : zoom sur un investissement en vogue

Le dernier baromètre 2016 publié en collaboration par l’Association Financement Participatif France et KMPG confirme la croissance du secteur du financement participatif avec une augmentation de 40 % des fonds collectés en un an à 233,8 millions d’euros. Le financement participatif se décline pour 96 millions d’euros sous forme de prêts (+ 37 % entre 2015 et 2016), 68,6 millions sous forme de dons (+ 46 %) et d’investissements en capital (+ 36 %).

 

Le secteur du Financement participatif confirme donc sa progression en 2016 et représente un moyen de plus en plus utilisé pour flécher son épargne vers l’économie réelle.

 

Zoom sur un type de financement participatif encore peu connu du grand public : le crowdlending.

 


Crowdlending : qu'est-ce que c'est ?

 

Le crowdlending ou prêt participatif, suit le même principe que le crowdfunding. En effet, celui qui recherche des fonds s’adresse, par le biais d’une plateforme web, à une multitude d'investisseurs. La différence se fait au niveau de la contrepartie. Ces derniers vont prêter une certaine somme à un projet qu’ils supportent et vont recevoir des intérêts définis à l’avance en échange.

 

Les différents projets sont portés par des entreprises, généralement des TPE ou des PME, qui recherchent un mode de financement alternatif à celui proposé par les acteurs bancaires. L’intérêt principal offert par ce type de financement est la rapidité de mise à disposition des fonds et une visibilité accrue sur internet.

 

En France, les plateformes de crowdlending doivent avoir le statut d'IFP (Intermédiaire en Financement Participatif), et être immatriculées sur le registre des Intermédiaires en Banque, Assurance, Finance (Orias).

 

 

Crowdlending : des avantages indéniables

 

Du point de vue de l’investisseur, l’intérêt du crowdlending est de diversifier son patrimoine sur un support qui présente des taux de rendement élevés, de l'ordre de 7-8%.

 

Autre atout, l'investisseur peut placer son épargne selon plusieurs critères : montant, durée, rendement. Ainsi, un investisseur prêt à prendre beaucoup de risques pourra parfois trouver des rendements supérieurs à 10% sur certaines plateformes. Il pourra également choisir d’allouer seulement 100 euros sur un prêt risqué et en placer 500 sur un prêt à un rendement de 4,5% beaucoup moins risqué.

 

Avec le crowdlending, l'investisseur participe par ailleurs au financement de l’économie française. Dans le contexte actuel, il est indéniable que soutenir des entreprises rencontre un écho favorable auprès des investisseurs.

 

Enfin, le décret relatif au financement participatif entré en vigueur le 1er octobre 2014 a créé un cadre réglementaire pour l’activité de crowdlending en France. Ainsi, les plateformes de financement participatif ont l’obligation d’obtenir l’agrément d’IFP et de l’afficher sur leur site internet.

Initialement, le cadre réglementaire du crowdlending prévoyait un maximum de 1 million d’euros emprunté par entreprise et un montant maximum de 1.000 euros investis par prêteur. Depuis le décret d’octobre 2016, le montant maximum prêté par un investisseur est passé à 2.000 euros par prêt, sans limite du nombre de prêts.

 

Bien entendu, prêter à des petites structures présentent un risque de perte en capital à prendre en compte en contrepartie des taux de rendement élevés affichés.

A ce stade, les défauts de paiement sont toutefois limitée et la limite à 2.000€ par prêt imposée par le régulateurs présente l'avantage de pousser l'investisseur à diversifier son investissement entre plusieurs projets, ce qui permet de réduire considérablement les risques pris. Il est toutefois nécessaire d'être prudent et de bien étudier les critères de sélection de la plateforme de crowdlending et les projets présentés.


Par ailleurs, le crowdlending souffre d'une fiscalité peu favorable. En effet, les intérêts sont soumis à 15,5% de cotisations sociales et 24% de prélèvement forfaitaire.

 

 

Comment prêter en crowdlending ?

 

Pour faire un prêt, le particulier ouvre un compte de monnaie électronique qui permet de verser des fonds via un compte bancaire par virement, CB ou prélèvement. Dès que le compte est crédité, le prêteur choisit l’entreprise à laquelle il souhaite prêter en fonction de la présentation du projet décrit par la plateforme, ses derniers résultats financiers, la durée et le taux du prêt. Le particulier peut prêter des petites sommes, à partir de 20€ et jusqu’à 2.000 €, permettant un accès à toutes les bourses.

 

Le mois qui suit l’offre de prêt, l’entreprise effectue le remboursement d’échéance sur le compte du prêteur qui peut ainsi disposer librement de son solde disponible ou le réinvestir dans de nouveaux projets.

 

Le prêteur français touche des intérêts bruts, une retenue à la source est effectuée par l’entreprise dont 15,5% de cotisations sociales et 24% de prélèvement forfaitaire.

 

 

Quels sont les acteurs du crowdlending ?

 

De nombreuses plateformes ont émergé ces denières années, comme Lendix, Crédit.fr, ou encore Pret'up.

A titre d'exemple, PretUp déclare avoir financé plus de 120 projets et récolté près de 3 millions d'euros, avec une communauté de 5.000 prêteurs. Le taux moyen des prêts serait de 8,34% (hors fiscalité et défaut).

 

> A voir également : découvrez les meilleures plateformes de crowdlending avec notre comparateur


Par Frédéric BILLOT









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